Comptes rendus de la première Conférence internationale agrogéologique
TABLE DES MATIÈRES - INHALTSVERZEICHNIS, AVANT-PROPOS
Table des matières
AVANT-PROPOS - VORWORT
PREMIÈRE PARTIE - ERSTER TEIL
Préliminaires et ouverture de la première conférence internationale d'agrogéologie - Vorbereitung und Eröffnung der ersten internationalen agrogeologischen Konferenz
Lettre d'invitation de l'institut royal géologique de Hongrie - Einladungsschreiben der kön. ungarischen geologischen Reichsanstalt
Programme de la conférence - Programm der Konferenz
Liste des noms des participants - Namensliste det Teilnehmer
Séance d'ouverture - Eröffnungssitzung
Séances scientifiques - Fachsitzungen
Première séance - Erste Fachsitzung, le 14. avril, avant-midi
Deuxième séance - Zweite Fachsitzung, le 14. avril, après-midi
Troisième séance - Dritte Fachsitzung, le 15. avril, avant-midi
Quatrième séance - Vierte Fachsitzung, le 16. avril, avant-midi
Cinquième séance - Fünfte Fachsitzung, le 17. avril, avant-midi
Sixième séance - Sechste Fachsitzung, le 17. avril, après-midi
Septième séance - Siebente Fachsitzung, le 21. avril, soir, à Arad
Séance de clôture. - Schlusssitzung le 23. avril, avant-midi
Excursions scientifiques - Studienausflüge
Première excursion à Hidegkút près de Budapest, le 15. avril
Deuxième excursion à Gödöllő, le 16. avril
Troisième excursion à travers la grande Plaine (Alföld), 18. -22. avril
Quatrième excursion au lac Balaton, 24.-27. avril
DEUXIÈME PARTIE - ZWEITER TEIL
Communications présentés à la conférence - Vorträge und Mitteilungen
1. Bodenzonen und Bodentypen des europäischen und asiatischen Rußland. Von K. D. Glinka. Novaja Alexandria
2. Die Bodenverhältniße in Norwegen. Von K. O. Bjőrlykke, Christiania
3. Die heutige Verwitterungslehre im Lichte der Colloidalchemie. Von F. Cornu, Leoben
4. Was ist Verwitterung? Von P. Treitz, Budapest
5. Über die für die Klimazonen bezeichnenden Bodenarten. Von E. von Cholnoky, Kolozsvár
6. Les éxigences spécials de l'agriculture intensive en matière d'analyses des terres Par E. Leplae, Louvain
7. Die Methoden der Bodenanalysen an der kön. preußischen geologischen Landesanstalt. Von F. Schucht, Berlin
8. Über die agrogeologischen Arbeiten im Felde. Von Horusitzky, Budapest
9. Was ist auf den agrogeologischen Übersichts- und Spezialkarten darzustellen? Von E. Timkó, Budapest
10. Über die Darstellungsmethoden agrogeologischer Übersichts- und Spezialkarten. Von W. Güll, Budapest
11. Die agronomischen Kartierungsarbeiten in Böhmen. Von J. Kopecky, Prag
12. Methoden der chemischen Bodenanalyse. Von K. Emszt, Budapest
13. Über die Bedeutung der chemischen Bodenanalyse im Gebiete der agrogeologischen Forschungen und der Bodenkartierung. Von A. v. 'Sigmond, Budapest
14. Die Bodenbeschaffenheit des Kőröser Inundationsgebietes. Von H. Ujj, Kisjenő
15. Methoden der Untersuchung sodahaltiger Böden im Felde. Von A. v. 'Sigmond, Budapest
16. Die Ampelogeologische Kartierung. Von D. v. Dicenty, Budapest
17. Der physiologische Kalkgehalt der Böden. Von P. Treitz, Budapest
18. Die Bestandteile der Mineralböden. Von A. Atterberg, Kalmar
19. The Unification of Methods of Chemical Soil analysis. By E. W. Hilgard, Berkeley
20. Die Bodenzonen Rumäniens. Von G. Munteanu-Murgoci, Bucuresti
Avant-propos
Dans le domaine des sciences la moitié du travail sera perdue on du moins restera inutile pour le progrès général, si ceux qui cultivent cette science dans les divers pays ne parviennent pas à s'entendre sur les méthodes et procédés des recherches, sur les dénominations et les définitions scientifiques, enfin sur tous les moyens d'expression, qui font que les résultats obtenus en divers temps et lieux puissent être coordonnés et comparés entre-eux. Il y a longtemps que cela a été reconnu pour les sciences naturelles, et pour mener à bien l'?uvre d'unification les congrès internationaux ont été inaugurés.
Or, si d'autres sciences se sont trouvé bien de cette mesure, il est évidant, qu'aucune n'en éprouve le besoin aussi profondément que la jeune science de la terre arable, la pédologie ou - si on aime mieux - la géologie agricole. Plus que partout ailleurs il y règne une disparité d'idées, de méthodes, de procédés, une divergence de vue sur le chemin à prendre et sur le but à atteindre, un chaos dans l'usage des termes scientifiques, des mesures, des figurés, des noms et des classifications: divergence qui se manifeste non seulement de pays à pays, de langue à langue, mais aussi entre les ?uvres d'un même pays et dans la littérature d'une même langue.
Il en résulte cette chose déplorable, que la plus grande partie des travaux pédologiques, qui se font sans cesse dans presque tous les pays cultivés, ne dépasse guère la circonscription de leur lieu de naissance, et qu'une vue d'ensemble sur ces travaux, si nécessaire au développement des idées et au progrès de la science, devient de jour en jour plus difficile à gagner.
Si l'on se demande, d'où vient cette confusion, ce Babel scientifique, nous croyons en trouver la cause dans l'origine de notre science, ou bien, plus loin encore, dans la nature même de son objet, du sol. Car on remarquera d'abord que le sol, provenant de la désagrégation des roches compactes, se rattache par son origine aux masses qui font l'objet des études géologiques et minéralogiques. Mais, en second lieu, les débris des roches ne deviennent sol ou terre arable que par l'action mécanique et chimique des agents atmosphériques, et en oûtre faut-il que la vie organique, ne fut-ce que dans ses formes primitives, se mêle à cette action, pour que ce mélange devienne en vérité une terre productive.
Voilà donc déjà quatre on cinq branches des sciences naturelles, qui ont un intérêt à l'étude du sol, chacune partant de son point-de-vue spécial mais ne pouvant se passer du concours de toutes les autres. Cela suffirait déjà pour faire naître une certaine divergence dans la méthode, la terminologie, la classification pédologique. Mais ce n'est pas tout.
Malgré cette concurrence multiple d'intérêts scientifiques jamais le sol, par lui-même, n'aurait pu devenir l'objet d'une science spéciale, si, en même temps que d'être un produit quasi secondaire et assez peu intéressant du jeu des forces naturelles, - il n'était aussi la base de l'industrie agricole, c'est-à-dire l'un des fondements de l'existence du genre humain.
...
En Hongrie, pays éminemment agricole, l'étude des sols a aussi eu différents points de départ. Car, si d'un côté les sciences agronomiques, cultivées surtout par les écoles supérieurs d'agriculture, ont toujours senti la nécessité de s 'occuper du sol comme base naturelle de toute production agricole, et si les savants attachés à ces instituts (tels que l'école supérieure d'agriculture de Magyaróvár, l'école forestière de Selmec et d'autres) n'ont pas manqué depuis longtemps d'examiner les qualités chimiques et physiques des terres qui leurs servaient de base pour leurs expériences de culture: d'autre part les levés systématiques des sous-sols c'est à-dire de la configuration géologique du pays, confiés depuis 1879 à un institut spécial, ont, dans un pays où les basses- erres dominent par leur étendue, nécessairement conduit à l'idée de dresser des cartes agro-géologiques. Aussi y a-t-il eu, bien avant cette date, des géologues (Wolf, Szabó) qui ont fait ici l'étude des sols et ont dressé quelques cartes pédologiques; mais ce ne fut qu'en 1902, que, à l'exemple de la Prusse, l'institut géologique de Hongrie créa une section d'agrogeologie, dont l'oeuvre principale jusqu'à présent consiste en des levées pédologiques dans les plaines du pays.
Cependant l'exemple prussien, bon à suivre pour la première organisation du travail, se montra par la suite insuffisant, à cause de la diversité des conditions naturelles des deux pays. Située au seuil de l'Orient et dans la zone intermedière du nord et du sud de l'Europe, la Hongrie participe un peu de toutes les conditions géologiques et climatériques des divers pays environnants. Il s'en suit, que son sol, produit de ces conditions, ne saurait être bien étudié, qu'en prenant connaissance des travaux de nos voisins des deux côtés. Nos agrogéologues tournèrent alors leurs regards vers la Roumanie et la Russie, cherchèrent à nouer des relations personelles avec leurs confrères de ces pays, y firent en commun des voyages d'étude et tachèrent, même au prix d'apprendre les langues étrangères, de gagner une connaissance plus intime de leurs travaux. C'est de ce contact que naquit la première idée d'un assemblement international des pédologues. On se rencontrerait à Budapest, à mi-chemin de Occident à l'Orient, on discuterait sur les questions générales relatives à la connaissance du sol, on tâcherait de s'accorder sur les dénominations, sur les méthodes de recherche, sur la manière des levées agrogéologiques; ensuite on irait sur les terrains et examinant ensemble les sols on trouverait peut-être moyen de s'entendre sur les points essentiels. En tout cas ce serait à tenter, ne fût-ce que pour faire un premier pas vers un but désirable.
Cette tentative a donc été faite.
L'invitation, que le directeur de l'institut royal géologique de Hongrie a adressé à tous ceux qui ont un intérêt à l'étude du sol, a été acceptée et suivie par beaucoup de savants avec un empressement, dont nous leur savons un gré infini.
Voici donc le résultat de la première conférence internationale qui du 14. au 24. avril 1909 a siégé e Hongrie.
Ce volume contient les procès-verbaux des séances, les comptes- endus des excursions et les communications que les participants à la conférence ont soumis à la discussion. Le lecteur sera donc en état de juger par lui-même de la valeur de ce premier pas, qui heureusement doit être bientôt suivi d'un deuxième.
L'invitation avait été adressée à tous les pays de l'Europe et même, quoique malheureusement trop tard, à plusieurs pays d'ôutre-mer, et comme dix nations au moins ont envoyé leurs représentents à Budapest, on ne peut qualifier cette assemblé que du nom d'internationale. Si pourtant, et dans les communications et dans les discussions, une seule langue, l'allemande, a prévalu, c'est que non seulement elle est la langue étrangère la plus répandue en Hongrie, mais aussi qu'il se trouvait, que tous les participants, sans exception, étaint en état de s'en servir, ce qu'ils ont eu l'amabilité de faire par égard pour la majorité. C'est pour cette raison que nous avons cru devoir publier ici les comptes-rendus en langue allemande. Quant aux communications, que nos confrères russes, roumains, norvégiens et hongrois ont présentées aussi en allemand, pour se faire comprendre de tout le monde, nous les rendons ici naturellement sous cette forme, tandis qu'un ou deux articles, présentés ici en français et en anglais, comme ils nous ont été offerts, serviront a documenter la caractère international de cette publication.
B. de Inkey,
secrétaire de comité agrogéologique international